Qu'on se le dise, le mariage dure ici 3 jours, pendant lesquels on danse, on mange, on rit, chaque sexe de son côté. Et puis, vient la nuit de noces. Le futur époux, après avoir été félicité par tous les invités, s'éclipse dans une danse vers sa promise... Après avoir qaté des feuilles spéciales mariage. Si, si. La nuit de noces venue, notre futur marié ne mâche pas du qat de tous les jours. Celui qu'il consomme ce jour-là promet à la belle, une nuit torride... Et pendant que l'époux rejoint sa mariée, les autres convives, toujours chaque sexe de son côté, continuent de fêter l'heureux événement. Certains se demanderont même, si le marié trouvera sa femme jolie. Mais là, n'est pas la question...



Car si les mariés vont consommer leur union, les invités, toujours chaque sexe de son côté, continuent de danser ou de qater. Et la danse, les Yéménites adorent ça. On dirait des contests de danse où les participants rivalisent de force et de technique dans des chorégraphies de plus en plus rapides. Il faut alors guetter la danse des tribus montagnardes, où chaque danseur élève sa djambeya avec fierté selon des codes ancestraux...



Là, il faut suivre. Moi, ça me donne le tournis. Mais la fête n'est pas finie. Après avoir dansé dans les rues, tout le monde se donne RDV sous des tentes pour qater. Et là, pendant des heures, on alterne danse et qat. Danse et qat. Qat et danse...